Visuel commun aux différentes cartes postales : groupe de manchots royaux (Aptenodytes patagonicus) |
||||||||||||||||||||
A partir de 1947 à l’initiative de MM. Jean Boquet et Maurice Hélain, la société La Biomarine a expédié de 6 à 16 cartes postales publicitaires par an lors de « croisières » aux 30 000 médecins de France et d’Afrique du Nord afin de promouvoir ses produits (notamment Ionyl). Cela durera jusqu’en 1966. Face au succès rencontré par les premières campagnes de publipostage, la branche publicité de la société Biomarine va devenir autonome et prendre, en 1952, la forme d’une filiale indépendante basée à Paris: Publimer. Cette filiale proposera d'organiser des campagnes de publipostage similaires pour d’autres sociétés.Ces cartes (au format 15x10,5 cm), étaient imprimées sur leur partie gauche puis l’adresse était ajoutée soit à la machine à écrire soit à la main. Les timbres étaient achetés en France et collés sur les cartes dans les locaux de la Biomarine. Certaines de ces cartes étaient envoyées à l’adresse de la société expéditrice. La société Publimer s’adressait en effet des cartes postales « témoins » afin de contrôler les délais d’acheminement (voir le scan de la carte Biomarine qui en est un exemple). Cela permettait également de disposer d’un stock de cartes oblitérées pour les médecins qui, ayant déjà reçu une première carte, en souhaitaient une autre ! Les anglais appellent ces cartes les "Dear Doctor Postcards".
|
| Des cartes qui ne sont pas vraiment en provenance de Kerguelen ! Le cachet à date oblitérant ces cartes postales publicitaires (envoyées parfois à plusieurs milliers d’exemplaires) est différent du cachet normalement utilisé à Kerguelen. Henri Tristan dans son livre « TAAF, philatélie et histoire postale » évoque en 1974 la possibilité de l’existence de deux cachets distincts. Un se trouvant réellement à Kerguelen à la disposition du gérant postal et un (ou des) autre(s) en service à Madagascar au bureau de poste de Tananarive R. P. Cette hypothèse découle d’une constatation simple : le cachet à date « normal » de Kerguelen possède une barre verticale et pas de barre horizontale alors que celui présent sur les cartes publicitaires possède une barre horizontale et pas de barre verticale. Or l’étoile est solidaire de la couronne du cachet, elle n’est donc pas orientable (seule la date peut être modifiée). Cela confirme que deux cachets différents ont été utilisés simultanément. Ces cachets « malgaches » ont une existence officieuse, car ils auraient été mis en service à l’insu des organismes distributeurs. Leur existence est confirmée par des sources qu’Henri Tristan qualifie dans son ouvrage de « dignes de foi ». L’objectif était évidemment d’alléger la charge de travail du gérant postal de Kerguelen qui, il ne faut pas l’oublier, était également le radio-télégraphiste de la station.
|
Existe–t-il d’autres cartes ?
Je remercie toutes ces personnes pour leur aide précieuse ! |
|