OTARIE:
Deux sous-espèces d'otaries se reproduisent dans les Terres Australes
Françaises:
L'otarie de l'lie Amsterdam Arctocephalus tropicalis tropicalis répandue
aux Iles St Paul, Amsterdam, Tristan da Cunha, Gough, Marion et Crozet.
Le pelage est brun, le dos grisâtre, la gorge et la poitrine jaune ou
roussâtre.
L'otarie de Kerguelen Arctocephalus tropicalis gazella est très voisine
de la précédente, mais le pelage est uniformément brunâtre
sans coloration jaunâtre au niveau de la poitrine. Les mâles sont
toujours plus grands et plus lourds que les femelles -180 cm et 165 kg contre
145 cm et 55 kg.
Hautement grégaires, ces animaux affectionnent les plages rocheuses,
battues par le vent, et ils consacrent de longues heures à jouer dans
l'eau en dehors de la période de reproduction.
Les maîtres mâles arrivent en octobre et occupent les territoires,
les femelles n'arrivant que fin novembre.
Les harems formés, comptent de 1 à 30 femelles selon l'expérience
du mâle. Ces femelles mettent bas début décembre après
9 mots de gestation et la copulation intervient en général une
semaine après la mise bas.
Le nouveau-né est long de 60 cm pour un poids de 4 kg (femelles) à
5 kg (mâles).
L'allaitement dure à peu près 6 mois et les jeunes quittent la
côte en juillet au poids de 18 à 19 kg. La mortalité peut
varier de 35 à 60 % et elle est surtout importante dans les trois premières
semaines qui suivent la naissance.
L'otarie se nourrit principalement de Céphalopodes, mais elle affectionne
aussi les Manchots dont elle se nourrit surtout entre les mois de décembre
et mai.
Cette espèce qui avait considérablement régressé
dans le passé est maintenant très strictement protégée
et recolonise actuellement ses anciens sites de reproduction.
(Notice n°17 reproduite avec l'aimable autorisaton de l'administration postale) |