TÉLÉMESURE DE KERGUELEN:
Observatoire civil, la station de Kerguelen ne s'intéresse qu'aux
programmes de recherche scientifique fondamentale ou appliquée.
La vignette montre à titre d'exemple, deux de ces satellites dont l'exploitation
a bénéficié des possibilités qu'offrait la station
de télémesure / télécommande de Kerguelen.
A gauche D2B, satellite français mis sur orbite en septembre 1975 depuis
KOUROU (Guyane) par une fusée Diamant BP4, a rempli un programme d'observations
astronomiques dans l'ultra-violet.
A droite, ISIS A, canadien, a exploré depuis janvier 1969, la haute atmosphère
ionisée de la terre, permettant aux chercheurs de nombreux pays de faire
des progrès considérables dans la connaissance et la compréhension
de notre environnement.
Isolée au sud de l'océan indien, à 3.000 kilomètres
de l'Australie, de Madagascar, de la Réunion, à 2.000 du continent
antarctique, l'île de Kerguelen est la plateforme privilégiée
d'un certain nombre d'observations que nécessite une recherche globale
sur l'environnement de notre planète. C'est aussi la possibilité
de relayer les acquisitions que peuvent faire les satellites artificiels défilants
dont la portée est justement de l'ordre de deux à trois mille
kilomètres. Ainsi Port-aux-Français est entré dans le réseau
international de télécommande / télémesure de satellites
et sa situation géographique (70°15'32" E 49°21' 07"
S) lui permet d'intervenir sur tous ceux dont l'inclinaison sur l'équateur
dépasse 30°, soit une large majorité.
(Notice n°19 reproduite avec l'aimable autorisaton de l'administration postale) |