PHYLICA NITIDA:
Cette espèce appartient à la famille des Rhamnacées
qui comprend parmi les représentants européens les plus anus les
bourdaines ou nerpruns. Le genre Phylica renferme une centaine d'espèces
dont l'aire géograique se situe en Afrique du Sud et à Madagascar.
Le Phylica nitida est un arbre ou arbuste constituant des bosquets atteignant
6 à 7 mètres de hauteur sur l'ile volcanique de la Nouvelle-Amsterdam
qui de ce fait est la seule terre australe française à posséder
une végétation arborescente. Cet arbre est caractérisé
par un aspect tortueux, un bois très homogène et très dur
et par un feuillage persistant à reflets argentés ; les individus
les mieux développés ont un tronc de 25 à 30 centimètres
de diamètre. Les feuilles sont simples, entières, en forme de
fuseau, à bords enroulés vers la face inférieure qui est
couverte de poils blanchâtres très denses ; ces dernières
atteignent 10 à 15 millimiètres de longueur et montrent au point
de vue anatomique une adaptation prononcée à la sécheresse.
Les fleurs, verdâtres et de petite taille, donnent naissance vers le mois
de janvier, à un fruit sec déhiscent (capsule sphérique
noire et mate d'une grosseur variable comprise entre 3 et 7 millimètres),
renfermant de nombreuses
ne dépasse pas 250 mètres en altitude et reste très localisée
dans l'lie d'Amsterdam où les données concernant son écologie
et son cycle font défaut. Son introduction et sa dissémination
seraient favorisées par les oiseaux. Sa répartition géographique
est encore mal connue, mais elle n'est pas endémique d'Amsterdam ; elle
existe également dans des îles de l'Atlantique Sud (Tristan d'Acunha
et ses dépendances telles Gough, Inaccessible et Nightingale) et serait
présente à Madagascar.
Au cours des dernières années, le Phylica nitida est en nette
régression à Amsterdam car ses graines présentent des difficultés
de germination dont les causes sont sans doute multiples (incendies, vent, évolution
du sol, prolifération d'insectes introduits attaquant les graines et
le bois). Les premiers résultats de recherches en cours permettent d'espérer
la sauvegarde de cette espèce très intéressante au point
de vue phyto-géographique ainsi que d'envisager l'accroissement de son
extension actuelle sur l'île.
Louis MASSE
Maître assistant
U. E. R. Sciences RENNES
(Notice n°30 reproduite avec l'aimable autorisaton de l'administration postale) |