OCÉANOLOGIE
Si les nodules polymétalliques (communément appelés
nodules de manganèse) sont connus depuis la célèbre expédition
du " CHALLENGER"a en 1873, c'est seulement à partir des années
soixante que les grandes nations industrielles ont commencé à
s'intéresser à ces minerais sous-marins.
L'exploitation intensive des minerais métalliques terrestres, l'augmentation
importante des prix de ces matières dont sont dépourvus la plupart
des pays industrialisés conduisent ceux-ci à tenter de reconquérir
une certaine indépendance dans leur approvisionnement en exploitant les
fonds marins.
Les travaux en cours actuellement sont destinés à localiser dans
les immenses espaces océaniques les champs de nodules ayant un intérêt
économique.
L'étude systématique de certains gisements du Pacifique est entreprise
par le Centre National d'Exploitation des Océans à l'aide de préleveurs
libres.
La France prend également dans l'Océan Indien une part prépondérante
dans la connaissance des gisements de nodules et de leur formation grâce
au "MARION-DUFRESNE" et aux autres moyens mis à la disposition des chercheurs
par les Terres Australes et Antarctiques Françaises. Des méthodes
originales de prélèvement développées par le Territoire
en collaboration avec les chercheurs du Muséum National d'Histoire Naturelle
permettent pour la première fois de déterminer valablement la
densité des champs de nodules. Ainsi le système "SYMPAS" représenté
sur la vignette postale prélève par 5.000 mètres des portions
de fond intactes pesant jusqu'à 500 kilogrammes. II reste bien sûr
à mettre au point les techniques industrielles de ramassage et de traitement
de ces minerais situés en général par plus de 4.000 mètres
de fond. Les budgets colossaux, l'ampleur des études et des travaux à
réaliser pour commencer l'exploitation de ces gisements feront de cette
opération, le jour où elle sera décidée, l'une des
grandes aventures de ce siècle.
(Notice n°4 reproduite avec l'aimable autorisaton de l'administration postale) |