Emission: Faciale: Notice: Yvert: Cérès: Dallay: Scott: SG: Michel: WNS:
01/01/2002
0,41 €
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Albatros timide (Diomedea cauta)

L’albatros timide (Diomedea cauta) est une espèce de grande taille, intermédiaire entre les grandes espèces d'albatros, albatros hurleur, royal et d'Amsterdam et les plus petites espèces d'albatros du groupe des mollymawks (albatros blanc avec le dessus des ailes entièrement noir). L'adulte pèse 4,0 kg pour une envergure de 2m50. L’espèce se distingue des autres espèces d'albatros du groupe des mollymawks par sa plus grande taille, à distance en mer par son dessous de l'aile presque entièrement blanc, et de plus près par la couleur de son bec, la présen­ce d'une calotte blanche selon les sous espèces. On reconnaît en effet trois sous espèces très différentes par les couleurs de la tête, et actuellement on a tendance à leur attribuer un statut d'espèce. Dans les Terres Australes la sous espèce Diomedea cauta salvini (tête grisée, calotte blanche, bec verdâtre) se reproduit aux îles Crozet, les autres sites de reproduction étant les îles Snares et Bounty au sud de la Nouvelle Zélande. Des individus salvini visitent également régulièrement la colonie d'albatros à sourcils noirs de la Péninsule Jeanne d'Arc à Kerguelen. En mer c'est surtout la sous espèce D. cauta cauta (tête blanche, bec verdâtre) qui est observée dans le secteur des Terres Australes Françaises, en particulier aux environs des îles St Paul et Amsterdam, et au nord de Crozet dans les eaux subtropicales. II s'agit vraisemblablement d'indi­vidus en migration entre les zones de reproduction au large de la Tasmanie et sur les lies Auckland et les zones d'hivernage en Afrique du Sud. La troisième sous espèce D. cauta eremita (tête gris foncé, bec orange) se reproduit uniquement sur un rocher abrupt à l'est de la Nouvelle Zélande, Pyramid Rock aux Iles Chatham.
L’albatros timide est l'espèce d'albatros la plus rare dans les Terres Australes Françaises. En effet seulement une poignée de couples se reproduit sur l'île des Pingouins dans les îles Crozet, la minuscule population a été seulement découverte en 1986. La population des îles Crozet se situe vraisemblablement en limite de l'aire de répartition de l'espèce. Les quelques individus de Crozet pourraient constituer un début de colo­nisation récent de l'archipel. En effet il est intéressant de noter qu'un des individus nicheurs à Crozet était bagué en 1986. Il avait été capturé comme visiteur sur l'île de Bird Island en Géorgie du Sud en 1981, à 6300 km de Crozet, vraisemblablement lors de sa phase de dispersion à partir de la région néo-zélandaise.
L’albatros timide se nourrit essentiellement de poissons et de calmars qu'il capture surtout sur les plateaux continentaux ou péri-insulai­re qu'il fréquente préférentiellement. II n 'hésite toutefois pas à quitter ces zones de prédilection pour la haute mer lors de grandes migrations entre la zone australienne ou néozélandaise et les plateaux bordant l'Afrique du Sud et l'Amérique du Sud. Le statut des populations est très mal connu. Seules plusieurs colonies au large de la Tasmanie son suivies régulièrement depuis plus de vingt ans : elles sont en progression, reconstituant des effectifs beaucoup plus abondants au début du siècle, mais décimées par les chasseurs de plumes. L’espèce, comme toutes les autres espèces d'albatros, est aujourd'hui protégée dans tout l'hémisphère sud.

Henri WEIMERSKIRCH
Directeur de Recherche au CNRS
CEB de Chizé

(Notice n°285 reproduite avec l'aimable autorisaton de l'administration postale)

Maquette: Graveur: Couleurs: Impression: Format: Dentelure: Feuilles: Tirage: Coins datés :
turquoise, marron, jaune, noir
Taille-douce
27 x 48
Vertical
13 x 13.1
25 timbres
par feuille
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