Emission: Faciale: Notice: Yvert: Cérès: Dallay: Scott: SG: Michel: WNS:
01/03/2007
4,00 €
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50ème anniversaire de l'Année Géophysique Internationale (1957-2007)
District concerné: TA

Un cachet premier jour illustré est prévu en Terre-Adélie. Deux ventes anticipées sont prévues:

  • Le vendredi 9 février, de 10h à 12h et 14h à 19h = Antenne parisienne des TAAF, 34, Boulevard Sébastopol -75004 Paris.
  • Les 10 et 11 février, de 10h à 12h et de 14h à 17h = La Cité des sciences et de l‘industrie de la Villette, 30, avenue Corentin-Cariou 75019 Paris
  • Dédicace du timbre le 10 février 2007, de 14h à 16h par Claude Andréotto, le dessinateur du timbre.
    Une boîte aux lettres «Terre Adélie » sera à votre disposition pendant la vente, afin d‘obtenir l‘oblitération 1er jour d‘émission.


    Il y a 50 ans, en 1957, démarrait l'Année Géophysique Internationale. Une entreprise des chercheurs marquée notamment par le lancement des premiers satellites destinés à l'observation de notre planète depuis l'espace et par l'exploration scientifique d'un continent encore largement inconnu : l'Antarctique. Après l'époque héroique venait celle de la recherche. Pour cela, 12 pays installèrent 40 bases-observatoires d'hivernage dont quatre à l'intérieur de l'inlandsis. Il s'agissait d'observer le champ magnétique et les aurores polaires, l'activité du soleil et la météorologie aussi bien que de recenser la faune. De nombreux raids furent organisés pour mesurer l'altitude de la surface et la profondeur des glaces et sonder le socle rocheux.
    Placées sous l'égide de l'Académie des Sciences trois expéditions, bénéficiant des moyens des Expéditions Polaires Françaises fondées par Paul Emile Victor, furent organisées sous la commande de Bertrand Imbert. La contribution française à ces travaux fut importante avec l'implantation de 2 bases, Dumont d'Urville sur la côte de Terre Adélie, quatrième district des Terres australes et antarctiques françaises, et Charcot à 400 km sur la calotte glaciaire, et la réalisation d'un raid d'exploration plus au Sud
    Initiée par les chercheurs et soutenue par les Etats, l'AGI fut une grande réussite qui fonda la mise en place du Traité sur l'Antarctique donnant à ce continent consacré à la Paix et à la recherche un statut unique et rendit pérenne la présence des chercheurs sur ce continent inhabité.

    Au fil des décennies la moisson scientifique fut riche et, pour se limiter aux thèmes présents dans l'iconographie de ce timbre, le suivi des manchots empereurs par satellite a largement contribué à la connaissance du mode de vie de cette espèce unique ; par ailleurs les forages profonds réalisés dans la glace ont permis pour la première fois de montrer le lien entre le climat et la teneur de l'atmosphère en gaz à effet de serre. Un lien sur lequel est basé le réchauffement climatique qui est l'un des grands défis posés à notre société.

    Cinquante ans après l'AGI, l'Année Polaire Internationale, placée sous les auspices du Conseil International de la Science et de l'Organisation Météorologique Mondiale, devrait donner un nouvel élan aux recherches polaires. Plusieurs centaines de projets internationaux ont été soumis et évalués. Parmi une grande diversité de sujets, les thèmes dominants portent sur l'étude de l'atmosphère, des changements climatiques, des océans et glaces polaires, projets qui exigeront une logistique lourde : satellites, navires et brise -glaces, hélicoptères, avions et convois chenillés. Hier, aujourd'hui, demain sont les échelles de temps concernées et de nouveaux sujets émergent. Pour l'Antarctique, la recherche de traces de vie dans les lacs au contact du socle rocheux sous des kilomètres de glace, comme sous la station Vostok, fait partie des projets aux frontières de l'inconnu ; de même que le programme ICECUBE visant à ouvrir une fenêtre sur l'univers par la détection de neutrinos dans la glace antarctique En Arctique, ou le réchauffement climatique est particulièrement marqué, l'accent sera mis sur la durabilité des sociétés et de leurs cultures.
    Pour la première fois, les sciences humaines et sociales seront bien représentées au côté des sciences naturelles dans des programmes largement multidisciplinaires. Les Etats-Unis, la Russie , l'Europe, la Chine, l'Inde et de nombreux autres pays vont s'investir dans ces recherches. Dans ce contexte, la France apportera une riche contribution, en particulier avec l'ouverture, en Antarctique, d'un nouvel observatoire au coeur de l'inlandsis, la station Concordia, en coopération avec l'Italie. Utilisant la transparence unique de l'atmosphère, ce site sera de grande qualité pour sonder notre univers.

    Il y a un siècle, explorer les régions polaires inconnues était une grande aventure, qualifiée d'héroïque. Peu à peu les chercheurs ont donné un sens au soutien des recherches dans ces zones peu ou pas habitées, déchiffrant les liens des pôles avec l'ensemble de notre planète et avec l'univers. Une recherche qui concerne maintenant le futur de nos sociétés.

    C.LORIUS
    Directeur de recherche Emérite CNRS
    Ancien Président des Expéditions Polaires Françaises
    Ancien Président de l'Institut Polaire Français

    (Notice n°361 reproduite avec l'aimable autorisaton de l'administration postale)

    Maquette: Graveur: Couleurs: Impression: Format: Dentelure: Feuilles: Tirage: Coins datés :
    Multicolore
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    27x48
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    5 triptyques par feuille
    50 000