| Emission: | Faciale: | Notice: | Yvert: | Cérès: | Dallay: | Scott: | SG: | Michel: | WNS: |
01/01/2008 |
4,90 € |
374 |
PO 507 |
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404 |
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Programme ICOTA (Ichtyologie COtière en Terre Adélie) Objectifs scientifiques du programme IPEV n°281 ICOTA:
Le ROV (robot sous-marin téléopéré) est utilisé dans ce programme pour étudier les populations des fonds sous-marins côtiers. Le programme est repris dans les programmes :
Le programme ICOTA (Ichtyologie Côtière en Terre Adélie) est l'une des participations françaises au programme du Census of Antarctic Marine Life. Depuis 1996, ce programme étudie les poissons côtiers antarctiques de leur évolution à leur écologie. Les poissons du plateau continental antarctique sont dominés par les Notothenioidei. Ce groupe présente un fort taux d'endémisme qui résulte de la relation étroite entre leur évolution, leur écologie et l'histoire de l'océan Austral. Afin d'étudier les habitats de ces espèces, des observations sous-marines par ROV (Remotely Operated Vehicle ou robot téléopéré) ont été réalisées en 2006 et 2007 à des profondeurs allant jusqu'à 218 m. Le ROV a été déployé à partir d'une embarcation côtière dans les baies autour de la base " Dumont d'Urville ". Le robot téléopéré est un " Achille M4 " de la COMEX mis à disposition de l'IPEV et d'Océanopolis par le département du Finistère. Il possède un bras manipulateur, deux caméras dont une à haute définition, un sondeur donnant l'altitude et l'immersion, un sonar, divers systèmes d'éclairages et une console de pilotage. Un câble permet de l'alimenter électriquement, de récupérer les informations de navigation et de visionner en direct les fonds marins. Les paysages sous-marins et les espèces sont ensuite codés et les données cartographiées en fonction des paramètres environnementaux. Les pilotes du ROV de l'IPEV doivent naviguer entre 50 et 70 cm du fond afin d'observer la variété des organismes et des paysages. La zone côtière autour de Dumont d'Urville présente de nombreux intérêts de part la diversité des habitats : (1) la proximité du glacier de l'Astrolabe d'où sont issus des icebergs de petites et moyennes tailles, (2) des zones à l'abri des îles avec des champs de macroalgues et (3) des canyons sous-marins de plus de 500 mètres de profondeur à proximité des côtes. Les fonds sont très variés puisqu'on observe de très gros blocs rocheux vers le glacier ou les îles alors que des sédiments meubles sont observés ailleurs. De ce fait, les communautés d'invertébrés marins (le benthos) sont très variées et leur richesse surprenante. Il a été établi que ces communautés sont fortement influencées par les perturbations causées par le raclage du fond marin par les icebergs. Le passage d'un iceberg met le fond à nu, ce qui peut se traduire par des griffures sur les roches ou le creusement " d'une route " sur les sédiments meubles. On observe alors une succession d'espèces qui recolonisent progressivement le fond. Cette recolonisation peut durer plusieurs dizaines d'années et passe par des étapes allant d'un écosystème ou paysage peu diversifié à un écosystème très diversifié marqué, dans certains cas, par la présence de grandes éponges. Une quinzaine d'espèces de poissons a été observée lors des explorations effectuées en 2006 et 2007. Isolés ou en banc de plusieurs dizaines d'individus, les poissons occupent tous les types d'habitats. Cependant, poissons comme invertébrés sont plus diversifiés en profondeur en raison d'une moindre perturbation par les icebergs alors que les faibles profondeurs sont souvent dominées par peu d'espèces localement. L'observation sous-marine permet également d'observer les animaux dans leur milieu. Pour le poisson Trematomus hansoni, on observera pour la première fois ses pontes au pied du glacier de l'Astrolabe. Pour d'autres poissons, les éponges en forme d'outre servent d'abri. On peut admirer la stratégie d'un liparidé (poisson blanc d'aspect gélatineux) mimant une méduse pour éviter les prédateurs, ou enfin la nage gracile des comatules (invertébrés appartenant aux échinodermes). Enfin, on peut observer des espèces rarement ou non encore observées en Terre Adélie comme une raie. PHILIPPE KOUBBI CATHERINE OZOUF-COSTAZ, JULIAN GUTT (Notice n°374 reproduite avec l'aimable autorisaton de l'administration postale) |
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| Maquette: | Graveur: | Couleurs: | Impression: | Format: | Dentelure: | Feuilles: | Tirage: | Coins datés : | |
Bleu, rouge, jaune |
Offset |
36 x 48 Vertical |
13 |
10 timbres par feuille |
100 000 |
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